Terça-feira, 21 de Maio de 2019

«Tanto mar»

Assim, de repente, uma notícia tão boa: Chico Buarque é Prémio Camões 2019.

Não sei se estás em festa, pá - é primavera e acredito que estarás doente com os bolsonaros deste mundo...

Mas eu estou contente, pá! (nós estamos e enviamos um cheirinho de alecrim...)

 

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publicado por Fernando Delgado às 23:48
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Terça-feira, 30 de Abril de 2019

Fertilidade transumante

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(Pomar de amendoeiras na Cova da Beira)

Esta "reportagem" (ver aqui) sobre a polinização de amendoeiras na Califórnia através de colónias de abelhas transumantes é um bom exemplo da complexidade das questões associadas às culturas intensivas…

 

«En Californie, la grande migration des abeilles

Chaque année, les deux tiers des ruches américaines partent vers la Californie pour polliniser des amandiers. Une transhumance devenue nécessaire.

Chaque année, les deux tiers des ruches américaines partent vers la Californie pour polliniser des amandiers. Une transhumance devenue nécessaire.

Dans un grand champ baigné de soleil et bordé de milliers d’amandiers, Jim Rodenberg inspecte minutieusement l’intérieur de ses ruches pour s’assurer que ses abeilles sont en bonne santé. Cet apiculteur originaire du Montana vient de passer un mois dans la vallée centrale agricole californienne, près de Bakersfield, où ses abeilles ont participé à la plus grande opération mondiale de pollinisation d’amandiers. « Pour répondre aux besoins croissants du marché florissant de l’amande en Californie, ce sont plus de 70 % des ruches du pays qui sont envoyées ici, chaque année, puis louées dans les champs aux cultivateurs, pour polliniser les fleurs », explique Jim Rodenberg dans sa combinaison blanche grillagée.

Chargées à bord de semi-­remorques, à l’automne 2018, ses 4 000 ruches ont réalisé un périple de 2 500 kilomètres et traversé pas moins de cinq états différents, du Montana à la Californie en passant par l’Idaho, l’Utah et le Nevada. « Maintenant que la saison est terminée et que mes abeilles ont bien travaillé, je me prépare à envoyer une petite partie de mes ruches au nord, dans l’État de Washington, pour polliniser des pommiers et des cerisiers. Le reste va retourner passer la fin du printemps et l’été dans des champs de luzerne du Montana pour y produire du miel », explique l’apiculteur.

Mais avant de reprendre la route, Jim Rodenberg doit d’abord vérifier que ses reines sont toujours en vie et en capacité de continuer à pondre. « Dieu merci, celle-ci semble en forme », se félicite-t‑il, penché au-dessus d’une ruche bourdonnante, un enfumoir à la main. « Aujourd’hui, entre l’exposition aux pesticides et aux fongicides, et la mite Varroa qui est très agressive, les reines, qui vivaient autrefois entre quatre et cinq ans, ne durent plus aussi longtemps, se désole-t-il. Je suis maintenant obligé de les remplacer presque chaque année.»

Le mouvement de transhumance annuelle des abeilles vers la Californie est fortement soupçonné de contribuer à l’augmentation continue du taux de mortalité des colonies, constatée aux États-Unis depuis une trentaine d’années. « Le fait de concentrer la quasi-totalité des abeilles du pays chaque année dans la vallée centrale favorise forcément la propagation de maladies et de parasites », reconnaît Jim Rodenberg. Le voyage imposé aux colonies, qui viennent parfois d’aussi loin que de Floride, a également tendance à stresser les abeilles et à affaiblir leur système immunitaire, les rendant vulnérables aux pathogènes.

Cette année, Jim Rodenberg et son partenaire Les Wienke estiment toutefois avoir évité le pire. « Nous n’avons perdu “que” 20 % de nos colonies, alors que la moyenne aujourd’hui tourne plutôt entre 30 et 40 % », explique Jim Rodenberg en montrant un tas de ruches vides, reléguées dans un coin du terrain. « Ça reste tout de même très préoccupant, renchérit Les Wienke. Dans les années 1980, le taux de pertes annuel était autour de 10 %. Depuis, ce chiffre n’a cessé de grimper. »

Pour lutter contre les pesticides, une fois la pollinisation terminée, certains apiculteurs soumettent aujourd’hui leurs abeilles à de véritables cures de désintoxication en pleine nature.C’est le cas de Nick Noyes, un apiculteur de l’Idaho, qui vient de passer l’hiver avec ses 10 000 ruches à Firebaugh, à une centaine de kilomètres au nord de Bakersfield. « Ce soir, une partie de mes colonies partira à bord de camions en direction du Texas. Là-bas, j’ai repéré un espace sauvage idéal, où mes ruches seront à l’abri des produits chimiques et où elles pourront plus facilement se repeupler », explique l’apiculteur, à bord de sa camionnette, en sillonnant une dernière fois les allées d’amandiers en fleur. « Je tiens toutefois à garder l’endroit secret, précise-t-il, car ces espaces sont de plus en plus rares aux États-Unis. »

Pour Nick Noyes, les pratiques agricoles américaines sont en partie responsables du dépeuplement des abeilles. Il pointe notamment du doigt le développement de monocultures intensives comme celle de l’amande et la disparition progressive des surfaces fourragères naturelles, en partie détruites par les herbicides. « Pour être en bonne santé, on ne peut pas se contenter de ne manger que du steak. Les abeilles sont comme nous. Elles ont besoin d’un régime diversifié, note l’apiculteur. Aujourd’hui, nous sommes obligés de les bourrer de sirop de glucose et de protéines artificielles pour compléter leur alimentation. Sans cela, nos pertes annuelles seraient bien plus catastrophiques. »

En plus du repeuplement des ruches opéré par les apiculteurs, « les cultivateurs d’amandes ont aussi pris certaines mesures qui ont permis de mitiger les pertes, souligne Bob Curtis, consultant pour la Collective des amandes de Californie. Par exemple, certains n’appliquent plus de fongicides le jour mais attendent la nuit », lorsque les abeilles sont à l’abri dans les ruches.

Malgré tous ces risques et ces contraintes, les apiculteurs itinérants ne sont pas prêts à renoncer à leurs activités de pollinisation, sans trop s’interroger sur le bien-fondé d’une migration par camion, mise en place pour pallier un service normalement rendu par la nature… Ni sur l’érosion de la biodiversité alarmante que cela révèle. Au cours de la dernière décennie, l’explosion du marché californien de l’amande a même rendu l’apiculture migratoire extrêmement lucrative. « Aujourd’hui, 50 % de mes revenus sont issus de la pollinisation, à égalité désormais avec les revenus que je tire du miel », explique Nick Noyes. Cette année, pendant la floraison, ses ruches se sont louées autour de 220 dollars pièce, contre 60 dollars en moyenne au milieu des années 2000.»

En Californie, la grande migration des abeilles. Reportage. La Croix.

 


publicado por Fernando Delgado às 23:07
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Quinta-feira, 25 de Abril de 2019

...

 

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Terça-feira, 16 de Abril de 2019

Notre-Dame

Sem palavras...

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publicado por Fernando Delgado às 01:15
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Quarta-feira, 10 de Abril de 2019

... à mesa do café...

«Se vires um cágado no cimo de uma árvore, foi porque alguém o pôs lá!»

- Provérbio umbundu -

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publicado por Fernando Delgado às 00:02
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Terça-feira, 9 de Abril de 2019

Floresta/paisagem...

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«[…] Lembremos que o ano de 2017 terminou com uma área queimada contínua que se estende desde o sul do Tejo quase até Viseu, no coração florestal do país, e que afetou de maneira indiferente pinhais e eucaliptais. Urge reconhecer que essas paisagens são insustentáveis e indefensáveis, sobretudo face ao processo de alterações climáticas que aumenta a frequência de situações de elevado risco meteorológico de incêndio e ao abandono rural, que retira capacidade de controlo sobre o território. O eucalipto faz parte deste problema, na medida em é já a espécie que maior extensão ocupa na floresta portuguesa, mas o problema é mais vasto e profundo. Resulta de grandes transformações do meio rural durante as últimas décadas, conjugadas com as nossas condições bioclimáticas cada vez mais favoráveis ao fogo. É ilusório pensar que se pode preencher apenas com floresta o grande vazio deixado pela perda de cerca de 1 500 000 hectares de terras agrícolas desde meados do século XX e o aumento recente do tamanho e frequência da ocorrência de mega-incêndios florestais elimina quaisquer dúvidas. […]»

José Miguel Cardoso Pereira in Eucaliptos, fogos e outras coisas mais. Cultivar, Cadernos de Análise e Prospetiva, nº 14. Ed. GPP, pp 21-22.

 


publicado por Fernando Delgado às 23:31
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Segunda-feira, 8 de Abril de 2019

«Não há paisagens para sempre»

[...]« Não há paisagens para sempre. A paisagem é o registo de uma sociedade que muda e, se a mudança é tanta, tão profunda e acelerada, haverá disso sinais, para além de pouco tempo e muito espaço para compreender ou digerir as marcas e formas como se vão atropelando mutuamente, ora relíquias, ora destroços. [...]»

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(Foto: Casa abandonada em Penafalcão)

«[...] Agora vai minguando o espaço para as histórias e as personagens líricas do mundo rural. As marcas e as memórias do Portugal profundo vão-se decompondo com a desruralização e o seu rasto de efeitos culturais: o despovoamento, o envelhecimento, o abandono da produção agrícola e dos campos, o desaparecimento de certos estilos de vida, saberes e práticas culturais - o interior, no dizer mais frequente sobre estas coisas. Os poucos que vão ficando vivem de uma economia assistida entre pensões, reformas, poupanças, ou remessas de familiares e quem pode sai porque são escassos os empregos. A miragem do bucolismo e dos paraísos perdidos é mais de quem está no exterior (do tal interior) e pensa que o rural e Natureza são lugares para passar férias. [...]»

Álvaro Domingues in Vida no Campo. Edições de Arquitetura. Dafne Editora, 1ª ed., pp 15 e 23.

 


publicado por Fernando Delgado às 23:54
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Quinta-feira, 28 de Março de 2019

«A natureza deixa sempre sobras...»

(Um texto infantil?...

Não sei, mas gostei de ler que

A natureza deixa sempre sobras, uma margem de segurança.

O MEC está a ficar maduro ou, como sempre, naif?...)

 

«Entram borboletas nas nossas vidas, joaninhas. Numa estação de serviço o verde duma bomba engana uma abelha. Chegam dois livros sobre as aves do mundo: a falta cada vez maior de insectos é o maior problema de todos.

Nas janelas e nas gavetas da minha casa nascem moscas para me comer o juízo, peixinhos de prata para me comer os livros, traças para me comer as camisolas.

São insectos também. Os insectos não se podem escolher. Os desagradáveis vêm como os giros. Se não houvesse insectos a voar por toda a parte não viriam as andorinhas e os andorinhões. Morreriam de fome. Não se reproduziriam. Entrariam em extinção. Extinguir-se-iam.

Sem as minhocas não crescia quase nada. Os pássaros também comem minhocas mas deixam minhocas que cheguem para fertilizar a terra. Em contrapartida não há andorinhas e andorinhões que cheguem para dar cabo das moscas e dos mosquitos.

A natureza deixa sempre sobras, uma margem de segurança. Nascem sempre mais bichos do que aqueles que podem viver. A morte é a maneira de distribuir o que há para comer.

Há menos andorinhões porque há menos insectos. O glifosato mata passarinhos — só que não se vê. Cada Primavera é menos primaveril por causa das mortes. Pesticida é a morte das ditas pestes, herbicida é a morte das plantas.

Matando insectos e plantas estamos a matar os animais que dependem deles. Conheço uma horta cheia de caracóis e ácaros onde as alfaces e as couves são esburacadas mas deliciosas. Disse-me a dona, Belmira Cosme: “Tem de dar para todos. Senão como é que havia de ser?”»

Miguel Esteves Cardoso. Público, 28.03.2019.

 

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Sexta-feira, 1 de Março de 2019

Eugénio de Andrade

«Estou contente, não devo nada à vida,
e a vida deve-me apenas
dez réis de mel coado.
Estamos quites, assim

o corpo já pode descansar: dia
após dia lavrou, semeou,
também colheu, e até
alguma coisa dissipou, o pobre,

pobríssimo animal,
agora de testículos aposentados.
Um dia destes vou-me estender
debaixo da figueira, aquela

que vi exasperada e só, há muitos anos:
pertenço à mesma raça.»

Eugénio de Andrade. Estou contente, não devo nada à vida. Branco no Branco (1984).

 

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Quarta-feira, 13 de Fevereiro de 2019

«Deus e o Diabo»

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Nas televisões, para além de uma lógica comercial, suponho que existe uma lógica jornalística na concepção de programas informativos... É esta lógica jornalística que me assusta em "Deus e o Diabo". Este programa é o protótipo do populismo tal como o conhecemos hoje e que se alimenta sobretudo das "redes sociais". Agora chegou à televisão pela mão do mesmo jornalista que introduziu os reality shows na tvi,  e que volta a "inovar" com mais um programa lamentável e que se baseia em duas coisas muito simples: uma frase retirada do contexto e imediatamente valorizada - falsa, verdadeira, ... - e a opinião de público anónimo em direto sobre essa frase ou qualquer outra.

É assim que nascem os populismos: uma opinião que se transforma em realidade/verdade e o pseudo-contraditório sobre essa realidade/verdade... É a transposição direta das fake news das "redes sociais" para as tv's, para um público-alvo bem definido. Depois queixem-se!

O J. Eduardo Moniz não é obviamente ingénuo e diz ao que vem: “Não pensem que vou fazer um debate, uma entrevista, que vou fazer de moderador… Não é nada disso! Espero que os portugueses gostem, porque vão ver jornalismo sério, muito frontal, sem papas na língua, que chama as coisas pelos nomes. Vai ser interessante“.

J. E. Moniz imagina-se sentado numa poltrona moralista, entre as cadeiras monoteístas de Deus e do Diabo. Condiz com a personagem, mas não pense que somos estúpidos.

 

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publicado por Fernando Delgado às 23:16
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Domingo, 27 de Janeiro de 2019

... biodiversidade

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(Gondufo, Serra do Açor)

«[…] Uma perturbação ecológica é uma mudança temporária nas condições ambientais (incêndio, cheia, seca, invasão de pragas...) que muda profundamente a estrutura de uma comunidade ou de um ecossistema e a disponibilidade de recursos, incluindo o substrato ou o ambiente físico (Meffe e Carroll 1997). Muitas plantas e animais beneficiam das condições criadas por uma perturbação, sendo que algumas espécies, com elevada capacidade de dispersão e ocupação (colonizadoras por vocação) dependem da existência de perturbações. Outras espécies, como plantas intolerantes face à sombra, dependem também da existência de perturbações periódicas, que bloqueiem a sucessão para cobertos arbóreos mais densos.

Na ausência de perturbações, outras espécies – aquelas com maior capacidade competitiva – vão eliminando as concorrentes e o número de espécies pode diminuir. Fica então clara uma função ecológica da perturbação: criar manchas de habitat adequado para as espécies abundantes nas etapas iniciais da sucessão, mas que são sucessivamente excluídas pela competição em etapas mais avançadas. Por outro lado, perturbações muito extensas, frequentes ou intensas podem eliminar grande parte das espécies de paisagens inteiras, restando apenas as mais tolerantes ao tipo de perturbação em causa.

Deste modo, uma paisagem sujeita a um regime de perturbações de extensão, frequência e intensidade intermédias, caracterizada por manchas em diversas etapas da sucessão ecológica (que se inicia logo após a perturbação) proporcionará um meio variado, que fornecerá habitat a um considerável número de espécies. Estas encontram sempre, em cada momento no tempo, uma mancha de habitat favorável onde sobreviver e a partir da qual colonizar outras manchas de habitat que vão surgindo ao longo do ciclo ”perturbação – sucessão – perturbação”.

Foi com base nestas ideias que Connell propôs, em 1978, a hipótese do nível de perturbação intermédio, segundo a qual a biodiversidade é máxima em ecossistemas sujeitos a perturbações intermédias quanto à respetiva extensão, frequência e intensidade (Meffe e Carroll 1997). Esta noção questionou velhas ideias segundo as quais a diversidade biológica seria máxima em ecossistemas em equilíbrio (clímax da sucessão) e não perturbados. […]»

José Manuel Lima Santos. Agricultura e biodiversidade: uma diversidade de temas. CULTIVAR– Cadernos de Análise e Prospetiva – CULTIVAR, nº 8, junho, 2017. GPP, pp 13-19.

 

«[…] Dada esta diversidade de impactos (positivos e negativos) da agricultura sobre a biodiversidade, existem várias correntes alternativas à forma como se aborda esta relação (Tscharntke et al. 2012). Uma dessas correntes (conhecida como “land sparing”1) preconiza a separação total das áreas com objetivos de produção e conservação, ou seja, a intensificação da agricultura com objetivos económicos e de produção nas áreas mais apropriadas, esquecendo completamente as questões de conservação e argumentando que, desta forma, a necessária produção de alimentos será conseguida numa área geográfica mais reduzida, sobrando mais área para a conservação da biodiversidade. Esta corrente ignora os valores de biodiversidade associados a áreas agrícolas mais extensivas, os quais dependem da manutenção de atividade agrícola mesmo que em áreas marginais e com pouca rentabilidade económica. Uma outra corrente (“land sharing”) advoga precisamente a manutenção destas áreas, argumentando que para além da biodiversidade, elas preservam outros serviços de ecossistema importantes (valor cénico, produtos tradicionais, qualidade da água, etc.) que devem ser valorizados num contexto de multifuncionalidade da paisagem. Há ainda quem defenda a adoção de estratégias de gestão para manutenção da biodiversidade, mesmo em contextos agrícolas mais intensivos, numa lógica de “intensificação ecológica” (Bonmarco et al. 2013), em que elementos da biodiversidade podem ser utilizados como fonte de importantes serviços para a agricultura (controlo de pragas, polinização, fertilidade do solo) que devem ser potenciados como substitutos de inputs de origem antropogénica. A intensificação ecológica tem como objetivos manter ou aumentar a produtividade, mas minimizando os impactos sobre o ambiente através da integração de serviços de ecossistema nos sistemas de produção agrícola.[…]»

1 “Poupar a terra”, numa tradução literal, por oposição a “land sharing”, “partilhar a terra”.

Francisco Moreira, Ângela Lomba. A importância da agricultura na preservação da biodiversidade. CULTIVAR– Cadernos de Análise e Prospetiva – CULTIVAR, nº 8, junho, 2017. GPP, pp 39-45.

 

«[…] os objetivos são os de potenciar o desenvolvimento dos territórios rurais, considerando os sistemas produtivos e não produtivos com uma abordagem territorial: ou seja, uma abordagem que considera em conjunto os recursos naturais, económicos, sociais e culturais de um determinado território, potenciando novos arranjos institucionais que permitem aproveitar de uma forma mais coerente todos os recursos, para o desenvolvimento rural e bem-estar das comunidades rurais. Aqui, incluem- se os bens e serviços públicos que são suportados por estes territórios e pelas atividades que neles se desenvolvem. Entre estes, a paisagem tem um lugar central, como suporte de funções com crescente valor social, como o recreio e lazer, a identidade cultural, a qualidade de vida e o bem-estar coletivo e individual. Esta é a perspetiva que há mais tempo tem tido destaque e sido debatida: a do papel da agricultura na construção de uma paisagem específica e com um carácter único em cada lugar, e da importância dessa paisagem no suporte de benefícios societais – ou seja, da agricultura como garante da diversidade e carácter da paisagem rural, que tão valorizada é pela sociedade europeia.

(…) A paisagem é assim, além de tudo mais, um mediador para a gestão integrada do espaço rural e das diferentes procuras e expetativas relativas a esse espaço. […]»

Teresa Pinto Correia. A agricultura e a paisagem, suporte de múltiplos usos e valores sociais. CULTIVAR– Cadernos de Análise e Prospetiva – CULTIVAR, nº 8, junho, 2017. GPP, pp 47-51.

 


publicado por Fernando Delgado às 00:17
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Sexta-feira, 25 de Janeiro de 2019

Txoria Txori

Uma das centenas de interpretações desta canção lindíssima de M. Laboa...

 


publicado por Fernando Delgado às 00:38
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Quinta-feira, 24 de Janeiro de 2019

A diversidade do território em siglas/acrónimos

Não é fácil pegar nesta lista de siglas e acrónimos e encontrar o "fio à meada" - entre o confuso e o complexo, não sei que escolher...

(Mas convém ser rigoroso: os cadernos de análise e prospetiva do GPP, apesar do seu lado marcadamente institucional, são um bom exemplo de coisas boas - em alguns casos complexas... - produzidas pelo Ministério da Agricultura. A não perder!).

 

«INSTRUMENTOS DE POLÍTICA COM EXPRESSÃO TERRITORIAL»

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Fonte: Instrumentos de política com expressão territorial (espaço rural). GPP e DGDR. CULTIVAR, Cadernos de Análise e Prospetiva, N11, março 2018, pp 62.

A. ÂMBITO EUROPEU
EDEC – Esquema de Desenvolvimento do Espaço Comunitário

B. ÂMBITO NACIONAL
1. SISTEMA DE GESTÃO TERRITORIAL – ÂMBITO NACIONAL
PNPOT – Programa Nacional da Política de Ordenamento do Território
PEOT – Programas Especiais de Ordenamento do Território
POAAP – Plano de Ordenamento de Albufeiras de Águas Públicas
POOC – Plano de Ordenamento da Orla Costeira
POAP – Plano de Ordenamento das Áreas Protegidas
PSRN2000 - Plano Setorial da Rede Natura 2000
PS – Programas Setoriais com incidência territorial
PGRI – Plano de Gestão de Riscos de Inundação
PGRH – Plano de Gestão da Região Hidrográfica
PROF – Programa Regional de Ordenamento Florestal
SNDFCI – Sistema Nacional e de Defesa da Floresta contra Incêndios
2. ESTRATÉGIAS com incidência territorial de âmbito nacional
ENAAC – Estratégia Nacional para Adaptação às Alterações Climáticas
Estratégia Nacional Integrada para a Prevenção e Redução de Riscos e Avaliação Nacional de Risco
PANCD – Programa de Ação Nacional de Combate à Desertificação
PNA – Plano Nacional da Água
Estratégia para o Regadio Público 2014-2020
ENGIZC – Estratégia Nacional para a Gestão Integrada da Zona Costeira
ENCNB – Estratégia Nacional de Conservação da Natureza e da Biodiversidade
ENF – Estratégia Nacional para as Florestas

C. ÂMBITO REGIONAL
SISTEMA DE GESTÃO TERRITORIAL – ÂMBITO REGIONAL
PROT - Programa Regional de Ordenamento do Território

D. ÂMBITO INTERMUNICIPAL E MUNICIPAL
1. SISTEMA DE GESTÃO TERRITORIAL – ÂMBITO MUNICIPAL
E INTERMUNICIPAL
Programa Intermunicipal
PDI – Plano Diretor Intermunicipal
PDM – Plano Diretor Municipal
PUI e PU – Plano de Urbanização Intermunicipal e Municipal
PPI e PP – Plano de Pormenor Intermunicipal e Municipal

ESTRATÉGIAS e PLANOS com incidência territorial de âmbito municipal
EMAAC – Estratégias Municipais de Adaptação às Alterações Climáticas
PMDFCI – Plano Municipal de Defesa da Floresta Contra Incêndios

E. Exemplos de OUTRAS CONDICIONANTES (SERVIDÕES)
RAN – Reserva Agrícola Nacional
REN – Reserva Ecológica Nacional
Diretiva Nitratos – Proteção das águas contra a poluição causada por nitratos de origem agrícola
DPH – Domínio Público Hídrico
Captação de Águas Subterrâneas para Consumo Humano
AH – Aproveitamentos Hidroagrícolas
Regime de proteção ao olival
Regime de proteção ao sobreiro e à azinheira
Regime Florestal

F. Exemplos de outros NORMATIVOS e INSTRUMENTOS
PGF – Plano de Gestão Florestal
PEIF – Plano Específico de Intervenção Florestal
ZIF – Zonas de Intervenção Florestal
RJAAR- Regime Jurídico aplicável às Ações de Arborização e Rearborização
Regime Jurídico da Caça
Regime Jurídico da Pesca em águas interiores não sujeitas à jurisdição marítima
AAE – Avaliação Ambiental Estratégica
AIA – Avaliação de Impacte Ambiental
AincA – Avaliação de Incidências Ambientais
CUP – Carta das Unidades de Paisagem em Portugal Continental
SNAC – Sistema Nacional de Áreas Classificadas
RFCN – Rede Fundamental de Conservação da Natureza
ERPVA – Estrutura Regional de Proteção e Valorização Ambiental
Regime de incentivos fiscais ao desenvolvimento rural

 


publicado por Fernando Delgado às 23:53
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Quinta-feira, 20 de Dezembro de 2018

«Tempo»

Há uns "miúdos" que me fazem acreditar que a música portuguesa tem futuro..., mas também que sei eu de música? Nada, ou quase nada..., mas como é bom ouvir estas canções!

Mesmo que eu queira mudar
De mim não consigo fugir
Sou feito do vento que sopra devagar
E do tempo que sobrar
E do tempo que sobrar

Se o segredo for deixar partir
No sereno do areal
Antes que o apego se apegue ainda mais
Deixo ao tempo a solução
Deixo ao tempo a solução

 

E se encontrares por aí
Quem te faça ser melhor mulher
Aproveita para ser feliz
Aproveita para ser feliz
Aproveita para ser feliz
Aproveita

E se encontrares por aí
Quem te faça ser melhor mulher
Aproveita para ser feliz
Aproveita para ser feliz
Aproveita para ser feliz
Aproveita

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publicado por Fernando Delgado às 23:20
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Segunda-feira, 10 de Dezembro de 2018

«Uma narrativa para a paisagem»

«[…]

Como vem sendo corrente desde que deixámos de fazer castelos e apodreceram as caravelas que iam para além da Taprobana, estamos outra vez em crise, e as crises, por serem mundos cheios de oportunidades para os oportunistas das crises, tanto se prestam à melancolia, como à interrogação, à negação, ao conformismo ou à fuga.

O passado mítico é um bom lugar para tentar exorcizar tempos de angústia e de incompreensão sobre o que se passa. O discurso comum pretende transformar o presente numa inevitabilidade escondida na complexidade das crises sistémicas e globais, embrulhadas em ralhetes morais-liberais sobre o que acontece aos gastadores inveterados, organizando-o numa narrativa tecnocrática cheia de folhas de cálculo e discursos monocórdicos em “economês”. Perdido o Império, com a Europa feita em cacos e em vias de se transformar outra vez num saco de gatos, instaurado o casino financeiro (…) viciado em pôr a roleta do capitalismo global a alimentar os jogadores, vai-se perdendo o Estado e diluindo a Nação, já há muito espalhada nos quatro cantos do Mundo, ora festejando as glórias da bandeira portuguesa nos seus heróis populares ou eruditos, ora mirrando com saudades da família, dos amigos, do sol, dos pastéis e da boa comida.

Antes, eram os tipicismos regionais, longamente romanceados e ilustrados pelas suas paisagens, que forneciam um veneno doce e tóxico para ilustrar a invencível alma lusitana e os seus heróis. Agora, sem o xarope se ter esgotado, as paisagens desconstroem-se e atropelam-se nas suas próprias mitologias: a flor das amendoeiras do Algarve não é compatível com a praia, e a banalização do resort tropical ou do golfe triturador de falésias vai mal com ambientes protegidos, figos secos com amêndoas, shots, cataplanas, comida rápida, voos low-cost, parques aquáticos, vivendas a esmo e serras a arder. Um desassossego. Se a paisagem e as suas narrativas e representações são constitutivos poderosos da identidade, que identidade se construirá que não seja a própria sensação de perda de identidade?

[…]»

Álvaro Domingues in Volta a Portugal. Uma Narrativa para a Paisagem. Ed., Contraponto, pp 25-26.

 

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publicado por Fernando Delgado às 22:53
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Sexta-feira, 7 de Dezembro de 2018

Guião para um filme tragicómico - take 2

Local de filmagem: Terreiro do Paço

Ambiente: Urbano, agitado, multiracial, multicultural

Personagens: Ministro das Finanças e Secretário de Estado Adjunto e das Finanças

Take 2 (panorâmico sobre o Terreiro do Paço, com oTejo ao fundo, zoom para a estátua de D. José I, pormenor dos pombos sobre o cavalo e entrada pelas arcadas do ministério das finanças com alteração dos níveis de luz e ruído, passando do mundano ao reservado)

(Mourinho, nas escadas do ministério das finanças parece aguardar Centeno) - bom dia caro ministro..., a sua secretária tem uma carta urgente...

(Centeno) - uma carta, urgente? de quem?

(Mourinho) -  do sr. ministro, de si!

(Centeno) - de mim? (rugas fugidias na testa contrastam com o tom infantil da pergunta)

(Mourinho) - sim! diz que existem grandes riscos no orçamento..., o Primeiro já ligou a perguntar o que se passa...

(Centeno) - ah, já percebi, do presidente do Eurogrupo... (sorriso malandro, mas infantil). A carta é para o Secretário de Estado, é para si!

(Mourinho sem convicção) - ... mas está dirigida ao sr. ministro! 

(Centeno) - não...,  O presidente do Eurogrupo não escreve ao ministro das finanças, ouve-o, dorme com ele! E quando ouve, discorda dele... E quando dorme... (sorriso malandro, lascivo, mas infantil)

(Mourinho desalentado) - mas então o que faço, o que digo ao Primeiro?

(Centeno, com voz pausada, solene) – diz-lhe que o ministro das finanças ouve o presidente do eurogrupo e discorda dele e que o presidente do eurogrupo escreve ao ministro das finanças e ..., e vice-versa...

(Mourinho baralhado) - vice-versa?!...

(Centeno) - sim!, vice aqui, versa lá, em Bruxelas!... vice-versa...

(Mourinho, a morder o dedo mindinho e a olhar para a ponta dos sapatos lustrosos parece meditar e falar para si próprio...)

(Centeno numa decisão rápida) - deixa, eu falo com o Primeiro! Ele ouve-me (cala-se, sobe as escadas,... e ainda murmura para si próprio) - ... se calhar escrevo-lhe uma carta..., ou vice-versa...

Corta!!!

 


publicado por Fernando Delgado às 23:31
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Guião para um filme tragicómico - take 1

Local de filmagem: gabinete de reuniões do Conselho Europeu, em Bruxelas (como não existe sede do Eurogrupo, é escolhido um ao acaso)

Ambiente: Tipo clandestino - mobiliário austero e iluminação artificial, difusa, com lugares na penumbra.

Personagens: Todos os ministros das finanças do euro, vestidos de fato cinzento-escuro e gravata vermelha, e ainda o vice-presidente da CE, o comissário dos assuntos económicos e financeiros, o presidente do BCE e o diretor do MEE, estes vestidos de fato azul escuro e gravata branca.

Take 1 (travelling pela sala de reuniões antes do início da reunião. Especial atenção à austeridade do ambiente e às facies pálidas das personagens)

 (Centeno) - toca a sineta com um riso infantil…

(Centeno) - volta a tocar a sineta e olha com ar reprovador para Giovani Tria, ainda de pé junto da cadeira

(Giovani Tria para Centeno, com o olhar distante, fixo no vazio) – Estou como a torre de Pisa: ainda de pé! (esboça um sorriso, mas perante o silêncio dos restantes acaba por se sentar. Centeno sorri, sorriso infantil!)

(Centeno dá a palavra a Moscovici que inicia um longo discurso) – Sr. Presidente, caros colegas (sorri para os de gravata vermelha) temos que dar umas palmatoadas aqui no camarada Tria (volta a sorrir sem levantar os olhos e por isso não percebeu o esgar de dor do italiano). As regras são regras e como tal têm que ser cumpridas sob risco do três ser ultrapassado ou, na hipótese otimista, ficar mais de cinquenta por cento acima do dois. Coisa que não acredito, já que o dois é um número traiçoeiro que quando inchado se parece mais com o três. Temos que abater o três, custe o que custar…

(Tria, com voz colérica) – E sou só eu que valho menos cinquenta por cento que a diferença entre o dois e o três (faz uma pausa fazendo cálculos mentais). Este cenário não entra em consideração com a hipótese do três também poder inchar e ficar um oito ou um infinito (nova pausa) … um oito deitado…

(Scholz) – morto! (a luz ténue acentua o rosto hirto do personagem)

(Silêncio, longo silêncio… Luz ténue sobre rostos muito brancos, casacos escuros que apenas revelam a silhueta e gravatas berrantes – vermelhas e brancas - como cordas ao pescoço)

(Centeno) – então?!, não é preciso tanto dramatismo (sorriso cândido, infantil)

(Tria, outra vez com voz colérica) – E o senhor presidente, e Portugal? A raiz quadrada do três, somada à diferença do três com o dois, mesmo considerando o grau de liberdade que concede ao um, a si próprio, convenhamos, (e olha Centeno de frente) pelas minhas contas também tende para um oito deitado!

(Centeno sorri, sorriso infantil, ingénuo. Olha para o outro lado da mesa…)

(Mourinho, afagando com a mão direita a gravata vermelha e olhando-a com medo que a cor desbote) – Mas nós temos as contas certas! Um é um e menos o coeficiente de cagança…, perdão, de cagaço, fica quase zero…

(Tsakalotos) – Coeficiente de cagaço?!, mas isso é de engenheiro, camarada…  (a cadeira polaca rangeu, rosnar na noite sem lua e a sala ficou mais escura)  Aqui tratamos de finanças!

(Mourinho, enrubescido como as crianças repreendidas, afagando novamente a gravata vermelha, que parecia menos vermelha, ignorando o grego, dirigindo-se a Centeno e repetindo) – Sr. Presidente, as nossas contas estão certas: um é um e menos o coeficiente de … segurança (e repetiu) de segurança, fica quase zero! Quase zero, o número perfeito…, perfeito! Deitado ou não, é zero! Zero!

(Centeno, sorriso, sorriso infantil, babado com o bombom do Mourinho)

(Silêncio, longo silêncio. Travelling sobre a mesa iluminada, os copos cheios de água, cristalinos, e saída para um grande plano do quadro pendurado na parede - uma reprodução de um frame da Roma de Fellini. Saída lenta pela janela e zoom para Manneken Pis, ouvindo-se em fundo a sineta e a voz indecifrável de Centeno).

 


publicado por Fernando Delgado às 01:46
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Sexta-feira, 30 de Novembro de 2018

«... para uma geografia emocional do interior»

Transcrevo texto integral do “ensaio” de Álvaro Domingues no Público, pela espantosa síntese do Portugal de hoje, mas também porque a «teoria é quando sabemos tudo mas nada funciona; a prática é quando tudo funciona mas não sabemos porquê; aqui, juntamos teoria e prática: nada funciona e não sabemos porquê».

 

«Desamparados – para uma geografia emocional do interior

Chamam-lhe territórios de baixa densidade. Nada como uma boa expressão tecnocrata para tentar apaziguar este sentimento de que há uma espécie de maldição que caiu sobre o lado errado do mapa, o que se afasta do mar e, da Serra da Peneda ao Guadiana, se estende pela maior parte do território de Portugal.

Portugal, apesar da pequena dimensão, é constituído por um mosaico com variações e contrastes bruscos. Sempre foi. Não é tudo a mesma coisa nessas terras do dito interior. Percorrem-nas vias rápidas, redes de energia, telecomunicações; emergem nesse panorama depressivo uma mão cheia de centros urbanos de pequena dimensão, capitais de distrito quase todos, e um sem número de vilas, sedes de concelho que resistem enquanto não fecharem todos os postos dos CTT, os centros de saúde, as escolas básicas e secundárias, os tribunais, as casas da cultura ou câmaras municipais, quem sabe. A história de como aqui se chegou é conhecida e, resumidamente, pode-se contar assim.

Estávamos no início da década de 1960, governava uma ditadura arcaica e conservadora e a elite pensante e o poder aglomeravam-se em Lisboa, como sempre desde os afonsinhos. A modernização acontecia aos solavancos, descoordenada e na maior parte do território corria a debandada geral da emigração a fugir da pobreza dos campos, da vida rural e dos horizontes curtos. O mau viver desse interior empurrou a gente para o exterior. Nas lendas e narrativas do Portugal romântico e fantasioso, essa era a terra idílica dos camponeses, a mesma que enxameava os livros da Escola Primária, a propaganda do SNI, os concursos das aldeias mais portuguesas, os Guias de Portugal, ou os relatos pitorescos das viagens de férias da burguesia que ia à “província”, narrativas muito distintas daquelas dos que, simplesmente, iam “à terra” quando podiam. Apesar do regime tornar ilegal e dificultar essa sangria emigratória, tinha começado o último episódio do fim da pré-modernidade portuguesa. Algures em França, na Alemanha ou nas Américas organizava-se a vida, trabalhava-se, poupava-se, sonhava-se com o regresso à terra sem a escravatura do trabalho nos campos, os casebres a cheirar a fumo ou a sobranceria dos notáveis que gostavam do povo simples e, sobretudo, barato e submisso.

Quando apareceram os sinais desse regresso – as casas novas – a elite instalada alvoroçou-se. Aqueles novos-ricos estavam a construir umas casas exóticas, perturbadoras daquela paz onde o sino tocava e a torre da igreja branquejava no vale onde antes se cantava na vindima ou na ceifa e os carros de bois chiavam nos caminhos. No 10 de Junho, o da Raça que depois foi de Portugal, de Camões e das Comunidades, baixava o tom e mudava o registo: os emigrantes eram uns heróis que enviavam divisas, punham os filhos na escola e equilibravam a balança de pagamentos do país. No dia a seguir voltava tudo ao mesmo. Entretanto, os filhos deles também partiram, organizaram vida algures e agora os seus pais ou avós já passam mais tempo onde toda a vida trabalharam do que nas casas vazias que semeiam o território das origens.

Houve uma revolução entretanto. Já tardava. Passadas as convulsões iniciais, o país rapidamente integrou a então Comunidade Económica Europeia e o tempo acelerou. Em menos de trinta anos Portugal mudou mais do que em toda a sua longa história. A construção rápida do Estado Social distribuiu infraestruturas, bens e serviços públicos por toda a geografia nacional: estradas e auto-estradas, rede eléctrica, telecomunicações, água, esgoto, escolas, hospitais, universidades, politécnicos, equipamentos culturais e desportivos…, seguindo as políticas sectoriais do Estado Central e apoiando o novo municipalismo democrático.

A unanimidade acerca deste surto de investimento público era praticamente total. Como em qualquer política keynesiana, o Estado investiria, modernizaria o país e os privados viriam a reboque aproveitando essas vantagens e economias externas produzidas para uma sociedade mais desafogada e equilibrada, mais educada e com maior poder de compra, e um território finalmente tornado funcional, desencravado e equipado. Música celestial.

Lá fora o mundo acelerava com o capitalismo neoliberal em modo de desregulação global e a velha Europa entrava na cena a medir forças com os EUA ou as economias emergentes da Ásia. Rapidamente as vantagens da semi-periferia portuguesa (salários baixos, integração na UE e boas dotações infraestruturais) se foram diluindo na vertigem da economia a marchar ao clarim do sistema financeiro e do mundo aberto: algures, salários de miséria e fiscalidade nula; por perto, paraísos fiscais; em lugares remotos, Estados tomados de assalto por interesses privados; jogos sem fronteiras em todos os continentes. A fluidez da cibernética da globalização económico-financeira não se fez acompanhar de nenhum dispositivo político de regulação do que quer que seja à mesma escala.

Estado de coma

Portugal tinha-se democratizado e fundado, a contra-ciclo, um Estado Social. Passado o ímpeto dos investimentos públicos co-financiados pela UE, o tal investimento privado não veio e a saída da população também não parou. O processo de desruralização (a desconstrução do edifício da ruralidade tradicional, das economias familiares de auto-subsistência, das práticas agrícolas ancestrais, das tradições, dos ranchos de filhos, do abandono dos campos) aprofundou-se e ganhou velocidade, em alto contraste com o tempo longo em que permaneceu sem grandes sobressaltos até praticamente ao final dos anos de 1950’. Parece que foi ontem e por isso o país está cheio de presenças materiais desse longo ciclo que agora lentamente se esvaziam e arruínam: casas, caminhos, espigueiros, moinhos, muros, celeiros, campos. Das novas gerações que entraram no ensino superior (este que escreve também é o primeiro diplomado na família, como a maioria dos diplomados na casa dos cinquentas), as primeiras ainda saíram beneficiadas com o ciclo de desenvolvimento do Estado Social; as seguintes sentiram na pele a mudança brusca do clima económico, dos anos duros da troika e do Estado endividado metido na deriva neoliberal a “reestruturar” o sector público, a privatizar, a concessionar. Os governantes diziam aos jovens que emigrassem. Assim fizeram (como sempre, desde há séculos).

Neste turbilhão veloz de construção e desconstrução do Estado Social, de desenvolvimento seguido de crise prolongada, a geografia do país foi-se extremando. Entretanto, o estado ex-empreendedor foi desinvestindo, fechando ali um centro de saúde, acolá um tribunal ou uma escola. As mazelas do centralismo do Estado (e da Administração Pública) dividido pelas capelas ministeriais nem se deu conta que muitas das decisões sectoriais do emagrecimento coincidiam nos mesmos lugares. A folha de cálculo não estava georeferenciada. O certo é que entre o ciclo positivo do Portugal pós-adesão à UE e o país que hoje temos não aconteceu nenhuma reestruturação assinalável na estrutura fortemente hierárquica e polarizada da organização do estado/administração.

O ciclo vicioso — emigração, envelhecimento, quebra da natalidade, despovoamento, escassez de oferta de emprego —, deixou a maioria do país em estado de coma. A rapidez do processo provocou um certo atordoamento. Chega a haver escolas novas para alunos que não há; sem os serviços de apoio aos idosos que são cada vez mais, e mais fragilizados e ainda mais idosos. O paradoxo é que mesmo onde há investimentos agrícolas fortes — Douro Vinhateiro, perímetros de rega do Mira e do Alqueva —, a saída de população continua e o emprego não aparece. Para os trabalhos sazonais dessa nova agricultura hipertecnológica — o agro-negócio —, aparece gente do longínquo Nepal para jornas onde no tempo da miséria apareciam os trabalhadores das migrações internas, os “ratinhos” e as “rogas” da ceifa e da vindima. A globalização é a lei do dinheiro que faz dinheiro, seja com as tecnologias, com o trabalho, com as mercadorias, com o transporte, com a finança. São os mercados. A regulação dos sistemas económicos no contexto dos Estados-nação desbordou e explodiu. A centralidade do Estado na condução das políticas sectoriais ou territoriais afundou-se com a dívida, com o canto da sereia neoliberal, com uma exagerada distância entre governo central e municipal e respectivos orçamentos e competências. Com os sectores estratégicos privatizados — desde a energia, aos correios e às telecomunicações — e a penúria para financiar os sistemas básicos do Estado Social como a justiça, a saúde, o ensino e a segurança social, pouco fica para, através das políticas públicas, orientar o que quer que seja.

Futebol, sempre

Por isso o povo se sente desamparado. Umas vezes é cidadão e reclama direitos e Estado de Direito; outras vezes é utente, protesta e assina petições nas redes sociais; na maior parte das vezes é apenas cliente: se tem dinheiro, compra, se não tem, não tem. Na ditadura havia o Estado paternalista, autoritário e somítico; depois houve uma democracia generosa e agora há os governos com as finanças apertadas, ultracentralizados, burocráticos e distantes. Os orçamentos municipais continuam escassos e a descentralização emaranha-se em discussões inúteis. Pela política adentro entrou uma retórica poderosa que se perde em adjectivos e causas de que não se percebem as vantagens para a vida de todos os dias — tudo será sustentável, verde, património, resiliente, coeso, empreendedor, empoderado, comunidade, participado, ambientalmente saudável, descarbonizado, inteligente…, e tudo o mais que é articulado neste latim pastoso, no inglês andadeiro ou em algoritmos tecno-burocráticos. Para variar, um tema fracturante sobre género, sociedade da informação, protecção da natureza ou mobilidade suave. Futebol, sempre.

Por isso este mal-estar quando tudo arde, quando desabam estradas e barrancos, quando morrem famílias, quando a TV (cada vez mais irreal) vai ao país real, quando ao lado do último cosmopolitismo lisboeta do Web Summit ou de mais um escândalo envolvendo milhões, políticos profissionais, bancos e negócios, aparecem as notícias avulso da província, das aldeias, do interior, ou de qualquer outro nome que tenha esta geografia incerta do Portugal metido nas névoas ou amacacado em regionalismos e tipicismos para o turismo rural e para a vertigem da circulação das imagens nas redes e nas vidraças dos telemóveis.

Dissonância cognitiva é o nome que se dá a certas patologias psicológicas caracterizadas pelo conflito derivado da percepção de coisas ou situações que surgem em simultâneo e que parecem muitas, inconsistentes, contraditórias, anacrónicas, difíceis de ponderar ou de avaliar segundo os esquemas simplificados que existem para as entender.

É por isso que estou sempre a lembrar-me de um escrito que estava na porta do gabinete de uma minha professora: teoria é quando sabemos tudo mas nada funciona; a prática é quando tudo funciona mas não sabemos porquê; aqui, juntamos teoria e prática: nada funciona e não sabemos porquê (mas vamos fazer um inquérito, uma averiguação, uma nova legislação, umas multas, uma comissão parlamentar, uma política de mitigação de risco, um sistema de alerta, um abaixo-assinado, um dia nacional sem desastres, uma missa cantada, um site, um workshop…). Como dizia François Ascher a propósito da sociedade hiper-moderna, face a estes acontecimentos que nos ultrapassam, façamos de conta que os organizamos

Álvaro Domingues. Público, 25 novembro, 2018.

 

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publicado por Fernando Delgado às 23:38
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Terça-feira, 27 de Novembro de 2018

Bertolucci

«Bertolucci morreu!», diz-me alguém do pequeno ecrã…

... ainda me persistem na memória as imagens de 1900 (mais de cinco horas de cinema comprometido - aquele comboio a sair da estação ao som da concertina é memorável...), do Último Tango em Paris (para além do “escândalo” da manteiga, as interpretações memoráveis de Brando e da então desconhecida Maria Schneider…), dos Sonhadores (a ingénua utopia do Maio 68, ou à margem dele…), da Estratégia da Aranha (o fascismo segundo Jorge Luis Borges…), o rigor de O Conformista ou mesmo o “grande cinema” de O Último Imperador.

Os filmes continuam aí e, juntamente com obras de Fellini, Pasolini, de Sica e Antonioni (agora não me lembro de mais ninguém…), fazem parte de uma short list do grande cinema italiano.

Que saudades, mas também que ingenuidade esta de achar que os acontecimentos têm em nós o mesmo impacto em épocas diferentes… Não, não têm e por isso não gosto de efemérides, e tento afastar alguma nostalgia - vi alguns destes filmes no Palácio Foz, em sessões à borla, promovidas não sei por quem… Eram dias/semanas de realizadores: Fellini, Godard, Bergman, Resnais, Truffaut, Buñuel, …

Enfim, velhos tempos..., a cultura não incluia discussões sobre touradas e desconfio que Robert de Niro já então (no filme1900) não gostava de Trump!

 

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publicado por Fernando Delgado às 00:47
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Sexta-feira, 16 de Novembro de 2018

«O Bode Expiatório»

Bode_Expiatorio_final.jpg

Como considero a expressão de opiniões atos legítimos e saudáveis, não tenho nada contra a divulgação de manifestos ou panfletos.

Confesso, no entanto, que me causa alguma perplexidade verificar que alguns académicos (e só estes, os outros nem me interessam...) subscrevem manifestos como este. Devem subscrever manifestos? Devem! Mas, digam-me, este texto faz algum sentido? A ciência e os interesses coincidem muitas vezes, mas é no mínimo desagradável ver a ciência aprisionada num labirinto de curtíssimo prazo? 

 

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publicado por Fernando Delgado às 23:15
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